1) Les avantages et les inconvénients du stockage dans le Cloud

+ données accessibles depuis n’importe quel lieu
+ données consultables depuis n’importe quelle machine
+ stockage sans aucune contrainte de sauvegarde périodique pour l’utilisateur
= coût identique, peu ou prou équivalent à l’acquisition d’un disque dur par an
– incertitudes liées à la stabilité de la prestation et à l’évolution des coûts
– incertitude relative à la pérennité du prestataire accueillant les données
– temps nécessaire pour rapatrier les données en cas d’interruption du service
– problème de l’existence d’un dispositif de synchronisation (voir ci-dessous)

 

2) Le caillou de la synchronisation automatique et non désirée

Le monde des grands groupes informatiques s’attache à suivre la mode du moment et/ou l’innovation du concurrent.
Ainsi, la synchronisation des données est mise en avant, suggérée avec insistance et souvent imposée, alors même que cette fonction présente, comme tous les automatismes en général et l’intelligence artificielle en particulier, des limites et des désagréments.

Pour l’anecdote et pour mémoire, ce travers moutonnier a eu des précédents : par exemple, dans les années 1980, le nec plus ultra d’un logiciel de traitement de textes était d’offrir un système d’enregistrement automatique réglable dans sa périodicité de déclenchement (toutes les 2 min par exemple).
Cette fonction existe encore sur les traitements de textes actuels, mais il est préférable de la désactiver : en effet, enregistrer automatiquement une version avec des fautes de frappe n’a guère d’intérêt, alors que, quelques dizaines de secondes après, l’enregistrement manuel va conserver une version plus aboutie.
En outre, l’enregistrement manuel permet de réaliser un versionnage (nomdefichier suivi de V01, V02, V03…) : il sera alors possible de revenir à une rédaction plus ancienne.
En bref, la méthode manuelle est incontestablement supérieure, d’autant qu’elle ne requiert pas d’efforts particuliers justifiant la présence d’un automatisme.

Pour revenir à la synchronisation, je ne souhaite pas qu’un automatisme mette la pagaille dans mes fichiers dont certains sont volontairement redondants : en effet, je recopie des dossiers ou des fichiers pour faire des essais, pour classer des photos différemment (par lieux, par évènements, par personnes…), pour sécuriser temporairement des renommages de fichiers… etc.

Mes quatre expériences du stockage sur le Cloud (1 To puis 2 To, pour environ 10 euros par mois) n’ont pas répondu à mes attentes et ont viré au cauchemar les deux dernières fois :

– la première fois, Dropbox ne permettait pas d’accéder simplement aux fichiers à partir d’un smartphone (pb résolu assez récemment).

– la seconde fois, OneDrive de Microsoft s’est avéré trop complexe et confus pour satisfaire mes petits besoins.

– la troisième fois, Google Drive a recopié des centaines de fichiers, bien que l’option de synchronisation n’ait pas été activée !
La pagaille est devenue ingérable car toute suppression de fichier synchronisé sur le Cloud entraine sa suppression automatique en local.

– la quatrième fois, sur ce même Drive, je pensais avoir trouvé la solution en rassemblant toutes mes données dans des dossiers spécifiques commençant par DRIVE (par exemple : DRIVE Mes Documents). Le système Google a cependant continué à recopier, de manière intermittente, en vrac et hors de ces dossiers, des fichiers que je ne pouvais ensuite effacer sans risque de perte.
Ayant alors décidé de clôturer mon abonnement, je pensais que mes données sur le Drive seraient simplement effacées des serveurs Google. Grave erreur, car de manière perverse, Google mélange le contenu du Drive avec le contenu des mails et m’a enjoint de réaliser moi-même l’opération de suppression jusqu’à descendre en dessous du plafond de gratuité, soit 15 Go, mails compris.
Trois problèmes à cela :
– l’outil de suppression Google ne fonctionne dans un premier temps que par tranches de 36 fichiers !
– Google menace de clôturer la boite mail si l’opération d’effacement n’est pas réalisée avant l’échéance !
– un compte Google reste néanmoins indispensable pour utiliser un smartphone Android !
Voilà une relation client au top, avec un acheteur captif.

 

3) Le stockage des données en local

J’ai fait le choix depuis très longtemps, en partie à cause de la faiblesse récurrente des capacités de stockage des ordinateurs puis des smartphones, d’affecter une mission à chacun de mes matériels informatiques.

Il me faut tout d’abord préciser que mes expériences de programmation avec plusieurs ordinateurs ont été un échec : l’idée était de programmer sur un ordinateur et de tester sur un autre. Hélas, la nécessité fréquente de mettre à jour les systèmes d’exploitation et les logiciels prenait du temps (surtout avec les disquettes, puis les CD dans les années 1990 et en ligne ensuite, avec les défaillances des connections Rtc puis Adsl) et demandait une rigueur inatteignable.
La leçon en est que l’appareil unique constitue la meilleure solution (PC ne veut-il pas dire Personal Computer ou ordinateur personnel ?).

Le besoin en capacité de stockage augmente hélas constamment : d’abord avec l’évolution de la définition photo des smartphones, ensuite avec la pratique actuelle et enfin avec l’âge de l’utilisateur :
– chaque photo est passée en quelques décennies de 0,4 à 10 millions de pixels minimum (parfois 20, 50…), soit une moyenne basse de 400 Ko à 10 Mo.
– loin est le temps où l’on partait en voyage pour un mois, avec 5 pellicules de 36 poses soit 180 photos, alors qu’aujourd’hui 2 000 clichés sont monnaie courante, soit plus de 20 Go par voyage (2 000 x 10 Mo = 20 000 Mo = 20 Go).
– chaque année qui passe est une mauvaise nouvelle pour le stockage, qui s’incrémente d’autant !

Aujourd’hui, un volume de fichiers de 1 To (1 000 Go), mon besoin actuel, requiert l’utilisation d’un disque de 2 To pour être à l’aise et voir venir.
Or, un ordinateur portable de 2 To coûte aujourd’hui une fortune pour les salariés et retraités ordinaires (en juillet 2026, sur le site Darty, les 3 seuls portables Windows équipés d’un disque 2 To ont en effet un prix de vente compris entre 2 700 et 4 800 euros).

Même problématique avec les smartphones, dont la capacité dépasse rarement les 500 Go (un demi To).

Il faut donc jongler entre plusieurs appareils et affecter à chacun une mission :

– le smartphone de 500 Go prend les photos et vidéos de l’année, soit 50 Go complétés par le stockage en copie de 5 années (5 x 50 Go = 250 Go). reste 200 Go pour les documents et la marge de sécurité (500 – (50 + 250) = 200).

– l’ordinateur de bureau est défini comme recevant l’original des données. C’est essentiel pour s’y retrouver. Son volume de stockage minimum est de 2 To.
Ce n’est qu’à partir de cet original que seront réalisées les copies de sauvegarde (pour pallier les risques de pannes) avec deux disques de 2 To employés alternativement (disque 1er semestre / disque second semestre), lesquels seront stockés dans des lieux différents (risques de vol, d’incendie ou d’inondation).

– l’ordinateur portable, utile en voyage, n’est le plus souvent équipé que d’un disque de 500 Go voire 1 To. C’est insuffisant pour servir d’original. Il faut donc y copier chaque année tous les Documents et n’y laisser que 5 années de photos et vidéos.